Nicole, 49 ans, tombe enceinte. Cette situation va bousculer le désordre familial.

Nadege Loiseau propose une étonnante comédie sur la famille oscillant sur la forme entre film populaire et film d'auteur. Souvent drôle, le scénario offre aussi de vrais moments d'émotions. Karine Viard et Philippe Rebbot interprètent parfaitement cette double partition. Ils sont entourés de seconds rôles excellents dont la toujours juste Hélène Vincent. Bien que le dernier quart d'heure patine un peu, ce Petit Locataire reste une bonne surprise.

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Florence Foster Jenkins, riche héritière New-Yorkaise est passionnée de musique. Ignorant son incapacité à chanter juste et persuadée que son chant offre du bonheur aux gens, elle se produit chaque année devant un public trié sur le volet. Jusqu'à assouvir son désir de se produire au Carnegie Hall.

Stephen Frears propose ici la quasi-véritable histoire de Florence Foster Jenkins. Bien qu'il réfute de nommer son film "biopic", il nous présente ici une Florence assez proche de l'histoire officielle : syphilitique, exaltée, à la voix de fossé, couvée par un mari séduisant, protecteur et infidèle. On peut donc penser que le portrait de l'artiste est assez proche de la réalité. On comprend mieux la psychologie du personnage que la maladie a éloignée de son rêve de carrière de musicienne et d'une vraie vie de femme telle qu'on l'entendait à l'époque et qui se réfugit aveuglément dans le chant. Frears enchaine les scènes burlesques et les moments émouvants avec délicatesse. La reconstitution de l'époque est très réussie. Meryl Streep est comme toujours très bien, mais ce sont deux hommes qui lui volent la vedette. Simon Helberg dans le rôle de son accompagnateur au piano est irrésistible de drôlerie. Quant à Hugh Grant, il est au meilleur de sa forme en compagnon-manager aux petits soins pour cette oiseau perdu. Ces personnages plus poignants que fantasques nous tiennent en haleine pendant 1h50.

Date de sortie du film : 13 juillet 2016

Date de sortie en DVD : 16 novembre 2016

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Le 15 janvier 2009, alors qu'il vient de décoller, le capitaine Sully se voit obliger de faire atterrir son avion de ligne sur l'Hudson. Ses 155 passagers en sains et saufs, il est traité en héros dans le monde entier. Mais, la compagnie aérienne accepte difficilement de voir un de ses précieux Airbus finir au fond de l'eau.

Clint Eastwood raconte ce sauvetage incroyable et les misères que les enquêteurs firent au héros Sully. Une fois de plus, dans un film de Eastwood, on retrouve une femme amoureuse nunuche, un héros de la grande Amérique reconnaissante et l'archarnement des puissants sur l'homme de bon sens. Malgré la présence de l'excellent Tom Hanks l'ensembe s'avère sans intérêt .     

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Une vie est le premier roman de Guy de Maupassant. Stéphane Brizé adapte au cinéma le récit de cette vie, celle de Jeanne, jeune aristocrate, que l'on suit de sa sortie du couvent et son mariage, jusqu'à ce qu'elle devienne grand-mère.

La réalisation et la photographie de Stéphane Brizé nous plongent d'emblée au coeur de cette vie dure et décevante. Le format carré de l'image, l'étouffante austérité des moments de solitude et de désespoir, la modernité et le naturalisme des scènes de bonheur, le découpage qui évite la stricte chronologie, qui mêle raccourcis limpides et scènes au long cours, la musique au piano forte, la gestion du son, les voix off en dialogue ou en poésie, tout est d'une délicate précision. Nombreuses sont les scènes de grâce absolue autant par les choix de réalisation que par la qualité des comédiens que Brizé fait jouer avec le même réalisme que dans ses films précédents. Yolande Moreau, Jean-Pierre Darroussin, Swann Arlaud, Clotilde Hesme, Nina Meurisse... sont parfaits. Quant à Judith Chemla, dont on admire depuis déjà plusieurs années la présence singulière, elle donne à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur, sa présence unique.

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Une association d'amateurs de roman noir nous présente leur mise en scène d'une pièce policière inédite du célèbre Conan Doyle. Mais ne s'improvise pas comédien qui veut.

Toute la pièce (une création anglaise) repose sur l'incapacité de ces acteurs d'operette à jouer la comédie.Texte, décor, mise en scène, tout leur échappe. Le rythme est endiablé et les catastrophes s'enchaînent à toute vitesse. Les sept comédiens (Miren Pradier, Yann de Monterno, Dominique Bastien, Lula Hugo, Michel Cremades, Michel Scotto di Carlo et Christophe de Mareuil), tous excellents, impressionnent par l'énergie qu'ils déploient, d'autant plus impressionnante qu'on imagine facilement l'extrême précision de jeu que demande l'exercice. Il est difficile de résister à cette comédie burlesque qui frôle le n'importe quoi sans jamais vraiment y tomber (à part dans les 10 dernières minutes peut-être).1h30 de franche rigolade bon enfant.

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