Léo, scénariste, est en recherche d'inspiration en Lozère. Il rencontre une bergère qui chasse le loup. Léo lui fait un enfant. La bergère s'en va, le bébé reste, l'inspiration ne vient pas et l'argent vient à manquer. Toute la Lozère veut se taper Léo dont un homme âgé en fin de vie. Ça tombe bien Léo aime rendre service.

Le film est aussi passionnant et raffiné que ce pitch. C'est dire.

Date de sortie en salle : le 24 août 2016

Date de sortie en DVD : le 3 janvier 2017

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Icare, dit Courgette, tue par accident sa mère alcoolique. Il se retrouve dans une maison qui accueille d'autres enfants "comme lui".

Esthétiquement, ce film d'animation est très réussi. La simplicité des décors qu'il affiche et les beaux et gros visages de ses personnages aux yeux immenses séduisent d'emblée. L'interprétation est aussi particulièrement soignée. Michel Vuillermoz dans le rôle adulte principal mais surtout tous les enfants donnent aux paroles de leurs personnages justesse et sensibilité. Si le film peut décevoir, c'est auprès des lecteurs du livre de Gilles Paris "Autobiographie d'une courgette" dont est très librement inspiré le film. En transformant l'histoire pour la rendre visible par un plus large public et en la condensant pour la faire tenir en 1 heure, Céline Sciamma a perdu en route une bonne partie de ce qui faisait sa richesse. Le livre est conté avec les mots d'un enfant de 9 ans et ses mots donnent au récit une vision à la fois naïve, drôle et grave qu'on ne perçoit pas dans le film. C'est la cohabitation du drame et de la candeur qui donne à l'histoire encore plus de force. En simplifiant trop le récit, en abandonnant totalement le regard de l'enfant et en passant très rapidement sur l'histoire et la psychologie des différents personnages, enfants comme adultes, les auteurs du film ont perdu beaucoup de la puissance de cette histoire.

Date de sortie en salle : 16 octobre 2016

Date de sortie en DVD : 22 février 2017

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Alors qu'une journaliste lui avoue qu'elle ne le trouve pas très rock'n'roll et que la jeune actrice avec laquelle il tourne lui apprend qu'il est très loin dans la liste des acteurs les plus désirables, Guillaume Canet se sent terriblement ringard et vieux. Il tente alors de changer son image.

"Autodérision" est le maître mot de ce film dans lequel Guillaume Canet et Marion Cotillard ne s'épargnent pas. Aussi, il est important de porter un minimum de sympathie à ce couple de comédiens pour apprécier à sa juste valeur ce film comme un parfait exercice d'humour et non comme un ego-trip. Ce parfait exercice d'humour, donc, dans ses deux premiers tiers temps, est hilarant. Guillaume Canet, au centre de toutes les attentions, dessine sans concession un autoportrait de type désespérément "normal" qui tente de s'encanailler et Marion Cotillard joue à fond la caricature de l'actrice à Oscars. Puis, le film change de rythme, s'essoufle. Lorsque Guillaume Canet atteint l'apothéose de son délire, l'idée est savoureuse mais le réalisateur l'exploite et l'étire à l'excès. Comme pour la plupart des films de plus de deux heures Rock'n'roll affiche vingt bonnes minutes de trop. Abstraction faite de cette faiblesse de fin de parcours, le culot du couple de comédiens suscite l'admiration. L'audace du propos, l'intelligence bonne enfant de l'écriture et le talent des interprètes emportent la mise. 

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Robert organise dans sa vaste demeure une soirée costumée en l'honneur d'André Jurieux qui vient de réaliser une traversée héroïque. Pendant que la fête bat son plein les couples officiels et officieux s'affichent. 

La Comédie Française adapte le film de Jean Renoir. Sur l'écran qui masque la scène, l'histoire prend place. Pendant près d'une demi-heure, le cinéma introduit les personnages de la pièce. Ici l'action se passe de nos jours à la Comédie Française, sur la place Colette, dans le hall, les couloirs, les loges tout d'abord, puis sur la scène et dans la salle auprès et avec le public. Pendant 1h40, cinéma et vidéo sont présents, en direct ou en différé, au premier ou au second plan. L'hôte de la fête filme et prête la camera à ses convives. La proposition cinématographique d'introduction est soignée et agréable. L'histoire pourrait se poursuivre uniquement sur l'écran, mais nous sommes au théâtre et quand la scène s'anime la magie du spectacle vivant emporte tout. Si les confidences des amoureux contrariés perdent de leur force lorsqu'elles sont montrées en vidéo, l'ensemble fonctionne parfaitement. La metteure en scène, Christiane Jatahy croise cinéma et théâtre, fiction et réalité, comédiens et spectateurs. Dans ce mélange des genres, les comédiens jouent une partition d'une extrême précision. Si à l'image ils sont excellents, sur le plateau, où la mise en scène complexe superpose les niveaux d'actions, d'expressions et de tons, ils impressionnent plus encore. Elsa Lepoivre, comédienne géniale, semble prendre un plaisir démultiplié dans cette ambiance de folie désespérée. Jérémy Lopez, en maître de cérémonie, est parfait d'ambiguïté. Serge Bagdassarian est hilarant en invité fantasque. A leurs côtés, Suliane Brahim, Laurent Laffite, Jérôme Pouly, Eric Génovése, Julie Sicard, Pauline Clément, Bakary Sangaré, Marcus Borja et moult autres comédiens, dans la partie vidéo, sont parfaits. On ne dira jamais assez à quel point la troupe du français est fabuleuse. Leur impressionnante qualité de jeu, leur intérêt pour les metteurs en scène audacieux, leur ouverture d'esprit forment une richesse inestimable. 

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Dans le sud de la France, à la fin des années 40, Gabrielle, élevée dans une famille de la bourgeoisie agricole, est mariée à un ouvrier amoureux et attentionné qu'elle n'aime pas. Alors qu'elle part en cure pour soigner ses calculs rénaux, elle tombe amoureuse d'André un jeune soldat.

Nicole Garcia choisit de mettre en scène cette histoire romanesque de façon très classique. L'image est magnifique et la reconstitution historique extrêmement soignée mais l'histoire marque quelques longueurs qu'une réalisation plus audacieuse aurait pu tempérer. L'épilogue capilotracté déçoit aussi un peu. En fait, Mal de pierres trouve sa force dans l'interprétation de Marion Cotillard qui porte le film. Son jeu nuancé dans la fièvre qu'elle donne à son personnage anime et marque le récit.

Date de sortie en salle : 16 octobre 2016

Date de sortie en DVD : 21 février 2017

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