En Israel, à Haifa, ville universitaire prestigieuse, Juifs et Arabes vivent côte à côte. Conflits de générations et ideologies culturelles et religieuses dominent leurs vies.

Chroniques d'Haifa nous invite à suivre une famille arabe et deux soeurs juives. Rami, arabe, apprend que Shirley, sa petite amie juive est enceinte. Contre l'avis de sa famille et de Rami, elle veut garder l'enfant. Le père de Rami se retrouve proche de la ruine. Une humiliation inacceptable pour Hanan, sa femme pour qui les apparences sont primordiales. Sa soeur Fifi, 26 ans, vit secrètement la vie libre d'une jeune femme de son temps. La nièce adolescente de Shirley est dépressive.

En quatre chapitres, Scandar Copti fait un portrait des habitants d'Haifa où Arabes et Juifs se  cotoient avec peu de tolérance sur l'intimité de leurs interactions. Et où les jeunes femmes paient cher leur droit de vivre comme elles le souhaitent. Le poids des coutumes et des cultures altère les libertés et broie les vies.

L'écriture en 4 chapitres, chacun concentré sur un des personnages, créée des répétitions dans le récit qui semble un peu long. Et en voulant éviter tout pathos, le réalisateur passe à côté de la transmission de toute émotion.

Malgré tout, l'efficacité de la démonstration et la qualité des comédiens nous attachent à ces personnages et à leurs histoires.

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Le documentaire rend hommage aux chanteuses françaises des années 80 qui ont pris le pouvoir en proposant une pop divertissante aux sujets profonds, qui ont chanté de façon acidulée une sexualité féminine libérée et avec légèreté des sujets graves.

Ainsi, Lucie Cariés nous offre le plaisir de réécouter une ribambelle de tubes commentés par leurs interprètes souvent autrices et/ou compositrices. Ainsi Lio, Jil Caplan, Princesses Erika, Buzy, Jeanne Mas, Caroline Loeb, Agathe (Agathe et regrets) recontextualisent leurs tubes et ceux de leurs collègues dont Murielle Moreno, Mylène Farmer, Catherine Ringer... soulignant également leur militantisme féministe face au machisme des hommes de médias ( les extraits sont édifiants).

L'occasion également de revenir sur la grande créativité de l'époque tant au niveau des looks, de la mode, des clips, du cinéma et de la pub.

Une délicieuse madeleine.

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Tim Burton est né le 25 août 1958, dans la banlieue de Los Angeles, d'un père ancien joueur de Base ball, employé municipal, et d'une mère commerçante. Enfant timide et rêveur, fasciné par la famille Adams, les films d'horreur et d'extraterrestres, Il est rapidement catégorisé comme "bizarre. Il s'exprime essentiellement par le dessin et des petits films qu'il réalise. A 18 ans, il entre au California Institut of Art et, à 21 ans, il est engagé comme animateur par les studios Disney. 

Toute son oeuvre est inspirée par son vécu et célèbre le bizarre et le droit à la différence. De  Vincent son premier film pour lequel il fait appel à son idole, le comédien de film d'horreur, Vincent Price, à la série Mercredi sur Netflix, en passant par Beetlejuice son 1er succès, Batman et sa vision sombre du héros, Edward aux mains d'argent,très autobiographique, le cinéma de Tim Burton mêle horreur, humour, dépression et poésie.

Le documentaire, illustré par des extraits de film et de nombreuses interviews du réalisateur, retrace toute la carrière de Tim Burton.

A voir en replay sur Arte.tv

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A Téhéran en 2022, Iman vient d'être nommé juge d'instruction pour la plus grande joie de Najmeh, sa femme et de Rezvan et Sana, ses filles. Cette nouvelle situation lui promet un logement de fonction spacieux, lui impose des consignes drastiques de prudence pour sa famille et l'oblige à piétiner ses principes.de justice. Quand un grand mouvement de protestation populaire se lève, Iman est contraint de multiplier les condamnations alors que ses filles défendent le mouvement. Najmeh est prise entre deux feux.

Le réalisateur décrit le déchirement du peuple iranien à travers celui d'une famille. La violence de la répression de la dictature sur sa jeunesse et les femmes divise Iman, ses filles et Najmeh sa femme. Mêlant à son récit des vidéos postées sur les réseaux pendant la révolte Femme, Vie, Liberté, la démonstration de Mohammad Rasoulof est implacable. Tourné clandestinement, en grande majorité dans le huis clos de l'appartement familial, le film transmet parfaitement la sensation d'enfermement, la mécanique du piège de la suspicion qui se referme sur cette famille comme sur le peuple iranien et la manipulation par la peur qui aide le poison de l'endoctrinement à agir plus encore.

Les comédiennes, Masha Rostami, Setareh Maleki, Soheila Golestani, et le comédien Misagh Zare, sont excellents.

Mohammad Rasoulof, condamné à plusieurs reprises par le régime iranien, est réfugié en Allemagne pour échapper à sa dernière condamnation à 8 ans de prison.

Prix Spécial du jury Cannes 2024

Disponible en VOD

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Alors que famille et amis sont réunis dans la maison familiale après la cérémonie d'enterrement de leur mère, Nora et Agnès voient arriver Gustave, leur père avec lequel les deux sœurs entretiennent des relations bien différentes.

Joachim Trier présente un film d'une grande richesse à la fois sur la famille et la transmission, sur la réconciliation, sur la création comme mode de communication. Le film s'ouvre sur une séquence magnifique, très poétique et déjà émouvante, qui décrit la maison familiale à travers les yeux de Nora, enfant. Puis, vient une séquence de crise de panique avant l'entrée en scène de cette enfant devenue grande comédienne de théâtre.

Nora est un des personnages centraux de ce film foncièrement polyphonique. Le père cinéaste dont l'absence ne peut être pardonnée, Agnès, la fille raisonnable pillier essentiel de Nora, la mère psychologue et la grand-mère suicidaire disparues, Erik l'enfant d'Agnès, Rachel, l'actrice star américaine coincée dans ce drame familial, la création, la maison... sont autant de personnages qui évoluent au présent, en flash back, au théâtre et dans un film dans le film.

Tout cela mis en scène et en images avec une parfaite lisibilité. Le montage très fragmenté participe de cette lisibilité tout comme la réalisation de Trier d'une grande précision et la photographie très belle. Elles servent parfaitement la complexité et l'intimité de ce scénario. La caméra au plus près des visages, donne à entendre les dialogues ciselés, laisse place aux silences. 

Les comédiens sont tous parfaits. Renate Reinsve (Nora), Inga Ibsdotter Lilleaas (Agnès) et Stellan Skarsgard (Gustave) sont particulièrement marquants.

Grand Prix du Jury Cannes 2025

Oscar 2026 du meilleur film étranger 

Lire les post sur les films de Joachim Trier Oslo 31 août, Julie, en 12 chapitres 

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