En Espagne, fin XVIe ou début du XVIIe siècle, époque des conquistadors, l'amour impossible de Don Rodrigue et de Dona Prouheze .

Eric Ruff pour sa dernière mise en scène en tant qu'administrateur de la Comédie Française a choisi la pièce marathon de Paul Claudel. Son adaptation présente les quatre journées de l'œuvre en 7 heures. France.tv propose de les visionner en 4 épisodes.

Étonnamment, c'est aussi à travers les captations vidéos que l'on perçoit l'excellence de la troupe du français, la vidéo ne faisant aucun cadeau au spectacle vivant, soulignant particulièrement la présence de l'écran faisant écran. Ici, dès les premières minutes, le spectateur est aspiré dans la salle Richelieu. Chaque journée est ouverte par un prologue porté par Florence Vialla, lumineuse, et Serge Bagdassarian très drôle. Ils jouent également d'autres rôles aux côtés du reste de la troupe, tous excellents : Laurent Stocker, Birane Ba, Didier Sandre, Danielle Lebrun, Christophe Montenez (Don Camille, toujours impressionnant), Alain Lenglet, Christian Gonon (Don Rodrigue, bluffant), Batiste Chabauty, Sefa Yeboa, Edith Proust, Coralie Zehonero et Marina Hands qui est simplement incandescente. La mise en musique est particulièrement réussie, tout comme la mise en scène discrète, faussement simple.

Cette captation est aussi particulièrement soignée avec une réalisation qui n'a pas peur des longs plans fixes, laissant entendre le texte et voir les comédiens, seuls ou en troupe, en gros plans mais également en plans larges.

A voir en replay sur France.tv

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Jeune député travailliste, nouvellement nommé ministre de l'aviation, John Stonehouse fait un premier voyage officiel en Tchécoslovaquie.

La série raconte l'histoire vraie mais non moins rocambolesque de l'homme politique anglais  John Stonehouse qui organisa sa propre disparition pour refaire sa vie avec sa maîtresse, après avoir été ministre dans le gouvernement britannique, escroc financier et probablement espion pour la Tchécoslovaquie.

Le récit est sarcastique et drôle, le dit Stonehouse étant dépeint comme un bouffon, piètre espion, homme lâche, vénal et coureur de jupons.

Une mini série au sujet et traitement originaux.

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Au Danemark, en 1963, Axel Byvang, rencontre le concepteur d'un produit qu'il juge révolutionnaire : le bigoudi chauffant. Axel lui rachète son invention et crée la marque : Carmen Curlers.

La série est vendue comme racontant l'histoire vraie d'Arne Bybjerg Pedersen qui fit fortune dans le bigoudi chauffant en en vendant dans le monde entier. Succès story qui ne semble n'être qu'une base au récit fantaisiste dont on peine à penser qu'il est fidèle à la réalité. Il est évident que les scénaristes ont voulu l'épicer fortement en créant des personnages secondaires haut en couleurs. L'objectif semble ainsi être de décrire la société danoise des années 60, ses évolutions et révolutions (émancipation des femmes, traitement violent de la dépression, avortement clandestin, changement des rapports parent-enfant, mouvements politiques révolutionnaires...). Carmen Curlers devient au fil des épisodes un fourre tout indigeste. Plus l'histoire s'éloigne du personnage d'Axel et de son entreprise, moins elle passionne. La saison 2 est en cela majoritairement peu intéressante.

A voir (ou pas) sur Arte.tv

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Christian Robinson est persuadé que le trésor de Kheops a été rapporté en France par Napoléon lors de la campagne d'Égypte. Il se lance dans des recherches sur les traces de Dominique Vivant Denon, premier directeur du Louvre.

Pour sa première réalisation, Barbara Schultz se lance dans un film entre aventure et comédie. C'était sans doute trop ambitieux. C'est deux genres cinématographiques nécessitent une réalisation d'une grande précision que la comédienne ne maîtrise pas. La caméra n'est jamais au bon endroit. Le montage ne brille pas non plus par son efficacité.

Si le récit semble historiquement assez précis, le scénario s'égare entre quête des héros, interventions des méchants et rancoeurs familiales.

 

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France.tv propose une captation du mega succès théâtral,  Molière du meilleur spectacle public en 2022, écrit, conçu et interprété par Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan.

C'est en septembre 2020, qu'ils créent une première ébauche. Alors que tous les théâtres souffrent des fermetures forcées pour cause d'épidémie, le Rond Point propose dans ses jardins un théâtre de tréteaux. Sans budget, ni moyens, vient l'idée née de créer une pièce quasi muette, aux décors en carton. La qualité de l'accueil donne l'envie d'aller plus loin. Et en décembre 2021, c'est cette fois sur la scène du Rond Point qu'est présentée la pièce.

Un homme de forte corpulence, assis sur une caisse, se lance dans un.road movie de l'Islande à l'Espagne et dans un monologue dit en une langue inconnue. A ses côtés, un grand échalas, en slip, brandit les cartons qui composent le décor et portent des informations aidant le spectateur à s'y retrouver.

Avec ses près de 500 cartons, ce spectacle, drôle, d'une grande créativité et ingéniosité, est aussi une prouesse technique et physique tant les cartons, aux multiples fonctions, sont brandis et interviennent à un rythme soutenu. Si l'histoire tourne un peu en rond, l'intervention d'une mise en abîme au dernier tiers de la pièce réveille le récit.

Les deux comédiens sont impressionnants de part la qualité de leur incarnation et leur engagement physique. Olivier Martin Salvan qui monologue dans un dialecte inventé d'une incroyable crédibilité et Pierre Guillois, mime, danseur et clown, donne vie, avec une apparente facilité à tous les personnages humains, animaux et objets.

La pièce se joue toujours au théâtre et est visible en replay sur France.tv

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