Le 13 novembre 2015, en Tunisie, près du village de Slatnya, Mabrouk Soltani, 16 ans, est décapité par des Djihadistes alors qu'il fait paître son troupeau dans la montagne. Son cousin qui l'accompagne est laissé en vie pour apporter la tête du supplicié à sa mère et témoigner de la punition.

10 ans plus tard, Lofti Achour renomme les deux enfants Nizar et Achraf et reconstitue les évènements. La complicité des cousins, la dureté de la vie au milieu d'un désert de cailloux, la beauté et l'indépendance de la cousine convoitée, le meurtre, la peur des représailles, le deuil impossible, la recherche du corps, l'indifférence des autorités, le traumatisme d'un enfant... Achour retrace cette histoire et ses conséquences immédiates à travers le regard traumatisé d'Achraf. C'est par lui qu'Achour fait le portrait d'une jeunesse sacrifiée, assassinée ou témoin de la barbarie. Ainsi quand dans un rêve Achraf revoit Nizar et lui demande s'il a souffert, Nizar lui répond "moins que toi".

Si le film est très fort par l'histoire dont il est tiré, il l'est également par la forme de son récit qui contre-balance la violence du propos par une vision onirique des relations entre les enfants et de leur rapport à la mort. Enfin, l'esthétique du film sert parfaitement le message. La photographie est magnifique, autant dans les quelques scènes d'intérieur que dans celles en montagne ou sur le sol aride qui entoure le village. La beauté et l'excellence des comédiens, dont les jeunes Ali Helali, Yassine Samouni et Wided Dabebi, est aussi remarquable.

Un film bouleversant à voir en salle.

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Elsa Granat s´approprie la pièce de Tchekhov, la triture, y ajoute des citations de Racine, de Shakespeare et des textes contemporains, recentre le propos sur Arkadina, créé deux nouveaux personnages et une vaste séquence d'ouverture et une scène de clôture.

Il est peu de dire que cette version de La Mouette ne séduit pas. Esthétiquement, le moche domine. Les décors sont hideux tout comme les costumes. La mise en scène est brouillonne. La bande son, pas toujours heureuse et très présente, écrase régulièrement la voix des comédiens. Comédiens qui anonnent ou hurlent jouant le désespoir et l'hystérie. Les scènes chorales, que maîtrisent particulièrement les comédiens du Français habituellement, fonctionnent mal. Tout est d'une extrême lourdeur.

L'ensemble rend le texte inaudible dans tous les sens du terme. La réflexion sur la création, l'évolution de la Russie à travers sa jeunesse et la mélancolie amer Tchekhovienne disparaîssent totalement.

A oublier très vite.

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La Cinémathèque présente la première exposition consacrée au réalisateur américain Wes Anderson, constituée avec l'aide de celui-ci et d' éléments de sa collection privée.

Elle invite à parcourir chronologiquement l'oeuvre du cinéaste, de son premier long métrage, Bottle Rocket (1996) au dernier en date, Asteroid City (2024). Cela à travers des extraits de chacun de ses films, la présentation des très beaux costumes de Milena Canonero, de storyboard et dessins préparatoires, d'accessoires tels le chemin de fer du French Dispatch ou les livres des enfants du Moonrise Kingdown et des éléments de décors tels les poissons crées de toutes pièces de La Vie Aquatique, de maquettes dont l'immense Budapest hôtel, des marionnettes du Fantastic Mr. Fox, et figurines de l'Ile aux chiens des photos de tournage...

Chaque élément rappelle la puissance esthétique de l'œuvre et la part artisanale essentielle dans son efficacité. La minutie avec laquelle Anderson crée les univers de ses films, et les éléments matériels de la vie de chacun de ces héros impressionnent.

A voir jusqu'au 27 juillet 2025.

 

Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
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Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
Exposition Wes Anderson à la Cinémathèque
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Pendant 1 an, les documentaristes ont suivi les entretiens préparatoires des victimes et des criminels d'homicides ou tentatives d'homicides sur conjoints.  Et les échanges collectifs pendant lesquels tous tentent d'expliquer ce qu'ils ont subis ou fait subir.

Le documentaire montre également avec précision le travail de l'équipe encadrante soucieuse de la liberté de la parole dans le soucis constant que cette liberté reste supportable pour les victimes et de contrôler également le consensus qui se créé entre criminels et victimes sur la violence de la justice.

La justice restaurative permet à chacun, victimes et criminels, de se préparer à l'avenir.

A voir en replay sur France.tv

A voir Je verrai toujours vos visages le film de Jeanne Herry

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Le troisième spectacle d'Olivia Moore traite de  vulnérabilités, et pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit particulièrement des siennes dans une volonté affirmée que son expérience serve aux autres.

Dépression, parents toxiques, TDAH, agressions pédophiles... l'artiste témoigne avec sincérité et relève le défi de faire rire sur des sujets graves. Son propos souligne par rebond la toxicité d'une société régie par des rapports de force permanents.

Pendant 1h20, dans un débit de mitraillette et une auto dérision soignée, Olivia Moore fait réfléchir et, simultanément, plié en deux une salle entière.

En première partie, Lou Trotignon, pour une courte prestation très efficace. A voir au théâtre Saint-Georges.

Lire le post sur le 1er spectacle d'Olivia Moore Mère indigne 

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