Elle leur avait promis un projet pour leur rendre hommage. Après être sortie de son silence le 7 février 2024 et la création d'une adresse email à destination de toutes les victimes, Judith Godreche a reçu 5 000 témoignages qui disaient "moi aussi". L'actrice - réalisatrice a réuni 1 000 d'entre elles, surtout des femmes et quelques hommes, sur une grande avenue parisienne. Regroupés, emmitouflés, les visages graves, les mains sur la bouche, sur des sons organiques et la guitare folk de Faux Amis, sur une voix off qui cite quelques témoignages, puis visages souriant, main dans la main, dansant, sur une musique aux envolées de cordes, ils et elles incarnent les enfants violentés, le silence et la honte qui les oppressent et enfin la libération par la parole et la solidarité. Tess Barthélémy qui danse entre elles, semble représenter une nouvelle génération qui se lèvera contre le silence et que, on l'espère, la société saura protéger.

Le film se termine sur des statistiques édifiantes dont celle-ci : 160 000 enfants sont violés chaque année.

Ce court-métrage de 17 minutes présenté en ouverture de la section Un certain Regard au Festival de Cannes, n'est pas une oeuvre cinématographique majeur dans sa forme mais elle marque avec une certaine poésie le début d'une révolution sociétale majeur dont Judith Godreche est une des têtes de proue.

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Guillaume, David, Willy et Florence sont réunis pour un tournage.

Quentin Dupieux, réalisateur aux héros et univers barrés, nous plonge cette fois dans une fourmillante mise en abîme à 3, 4 ou 5 bandes. Pour décor un tournage, pour héros des comédiens confirmés ou débutants, pour propos les travers de notre société auxquels le milieu du cinéma n'échappe pas. C'est finement réalisé servant parfaitement l'effet comique et grinçant.

Léa Seydoux, Vincent Lindon, Raphaël Quenart et Louis Garrel sont accompagnés par Manuel Guillot dans le rôle du figurant qui subit le rêve de sa vie. Tous les cinq sont excellents dans un film fait de longs plans séquences où la qualité de jeu est primordiale.

 

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L'excellente émission Rembob'Ina animée par le non moins excellent Patrick Cohen, sur la surprenante chaîne LCP, consacre deux émissions à la cultissime Cinéma Cinémas.

Pendant 10 ans, cette merveilleuse émission nous a invité à entrer au coeur du 7e art, au plus près des tournages, des films, des réalisateurs et des acteurs. Son générique, ses inter-séquences, ses parties pris artistiques, ses audaces, ses idées inédites et ses points vues originaux, toujours imités, n'ont jamais été égalés.

Regardez en Replay l'émission diffusée le 16 mai avec notamment une interview réjouissante de Philippe Noiret "où deux vérités valent mieux qu'une" et le plaisir de revoir Pauline Lafont et Pascale Ogier.

La seconde émission sera diffusée sur LCP le jeudi 23 mai.

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Alexia danseuse sexy dans des rassemblements de tuning a des pulsions meurtrières et d'automutilation. Recherchée par la police pour ses crimes, elle se fait passer pour un jeune homme porté disparu depuis 10 ans.

La première demi-heure enchaîne les scènes de violence et de sexe. La demi-heure suivante met en scène des "retrouvailles" invraisemblables où la violence domine entre un père et son fils supposé. La troisième partie nous plonge dans des scènes toujours plus improbables les unes que les autres, toujours sur fond de musique pop ou de cathédrale. Tout sonne faux, entre outrances et invraisemblances. Le dessin des personnages est bâclé, plus que parcellaire. On ne saisit pas leur psychologie. Même l'excellent Vincent Lindon sonne faux dans son personnage de père, de pompier et d'homme vieillissant.

Si on se réjouit pour Julia Ducournau qu'elle ait reçu la Palme d'Or (Cannes 2021), on ne saisit pas bien la raison de cet honneur.

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Adrien, gigolo d'une grande actrice vieillissante, rencontre Margot, une escort girl.

Seul intérêt du film son casting Pierre Niney, Marine Vatchs, Isabelle Adjani, Charles Berling, François Cluzet, Emmanuelle Devos, Laura Morente...

Le problème est la faiblesse de la partition qu'ils ont à jouer. De plus, le propos inintéressant est porté par un récit qui tient à distance, enchaînant les scènes très courtes et les flashbacks. Que les personnages soient tous plus antipathiques les uns que les autres est une chose, que leur aventure n'aient aucun intérêt achève le film.

 

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