La salle intimiste du théâtre de la Gaieté Montparnasse sied parfaitement aux spectacles qui nécessitent que le public soit au plus près de l'artiste. Une configuration parfaite pour Larsene qui fait monter sur scène, à chaque numéro, une ou deux personnes, ajoutant à l'occasion l'intervention de spectateurs en salle.

C'est donc à un spectacle très participatif que nous convie le magicien-mentaliste énervant. Dans un premier temps, Il impressionne tout particulièrement par la rapidité et la stupéfiante dextérité avec laquelle il manipule les cartes. Puis, très vite il enchaîne les numéros plus sophistiqués, utilisant à plusieurs reprises la vidéo (ce qui a bien moins de charme d'ailleurs). Chaque fois, il implique avec humour et une belle répartie ses assistants d'un soir, qui, au plus près des manipulations de l'artiste, n'y voient que du feu. Le numéro final dit "du journal" achève de nous estomaqué.

C'est impressionnant, drôle et, il est vrai, aussi positivement énervant.

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Tania de Montaigne nous invite à réfléchir sur le concept de race.

A base d' expériences personnelles, de faits historiques, de vidéos, de citations racistes et de celles d'humanistes, elle dessine les multiples situations dans un quotidien ordinaire jusqu'aux actions violentes où une personne est stigmatisée, catégorisée en raison de sa couleur, de la forme bridée de ses yeux, de la forme de son nez, de sa religion... 

Une démonstration édifiante, qui mêle humour et sérieux, de l'impact du concept de race sur nos vies et notre façon de penser, consciente ou inconsciente.

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Les enfants de Wendy et Xavier (héros de L'Auberge Espagnole) héritent d'un immeuble à Athènes. Tom, en cours de création d'une startup à New-York et Mia, engagée dans un association pour réfugiés, n'ont pas les mêmes priorités.

Klapisch joue sur la nostalgie de L'Auberge Espagnole et tente de recréer la recette qui avait si bien fonctionné à l'époque. Mais, le scénario qui semble chercher l'exaustivité pour refléter les sujets phares de notre époque manque terriblement de rythme, de fantaisie et d'humour,  et ne ménage que peu de surprise. Dès le premier épisode l'ennuie s'installe. L'écriture est poussive, les dialogues n'ont aucun intérêt. Les nombreux personnages ne sont pas particulièrement attachants et dessinent une jeunesse plombante.

Au milieu de ces 8 épisodes interminables, le 5e épisode intervient comme une respiration en réunissant à nouveau Romain Duris, Kelly Reilly, Cécile de France, Kevin Bishop. On y retrouve un peu du bordel fantasque de L'Auberge.

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Charly qui travaille dans la mode passe la nuit avec Martial, liké sur un site de rencontres. Quand le père de Charly meurt, elle découvre que Martial est son bras droit à la boucherie.

Une comédie romantique qui surfe sur les règles  du genre en misant tout sur le "fuis moi je te suis, suis moi je te fuis". Les moments drôles, rares, viennent des interventions d'Alison Wheeler.

C'est (filet) mignon, ça casse pas trois pattes à un canard, ça veau ce que ça veau, et au final c'est vachement moyen.

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Jeanne ruinée suite à l'échec de son projet écologique d'envergure, quitte Paris pour se rendre à Lisbonne. Elle souhaite vendre l'appartement de sa mère qui s'est suicidée.

Céline Devaux, à l'écriture, la réalisation et aux dessins, propose le portrait à la fois burlesque et touchant d'une jeune femme déprimée. L'usage de la voix off (Céline Devaux encore) et de dessins pour exprimer les pensées parasites et la bonne conscience de Jeanne fonctionne particulièrement. C'est très, très drôle.Tout comme toutes les situations impossibles dans lesquelles Jeanne se retrouve plonger. L'émotion nait des évocations du passé, de l'enfance, de la mère, par petites touches vidéos notamment.

Blanche Gardin, dans le rôle titre, est très juste entre déprime, remords et cynisme. Laurent Laffite, en camarade d'enfance sorti de nulle part, sans gêne et séducteur, est hilarant. A leurs côtés, Maxence Tual est également très bien. Plaisir aussi de revoir Marthe Keller, en deux ou trois, apparitions muettes, qui incarne la mère disparue.

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