Alors que David Rousseau, auteur de polars, se rend à Mouthe, à la demande du Père Giovanni qui a une révélation à lui faire, les gendarmes de la ville découvrent une oreille dans la neige.

Gérald Hustache-Mathieu adapte et transforme son film Poupoupidou sorti en 2011 en série de 6 épisodes.

Il conserve ses deux héros, l'écrivain David Rousseau et le gendarme Louveteau (ex Leloup) et surtout son personnage principal qu'est la ville de Mouthe, ville la plus froide de France. On retrouve ainsi l'ambiance si particulière des paysages enneigés du Doubs, qui semblent isoler de tout, de l'agitation et du bruit, à la fois coccon et piège. Le scénario tout en conservant l'esprit du film présente une part de réécriture importante, offrant un autre récit à la fois familier et nouveau. Le crime unique du film se fait ici en série et les victimes ont moins d'importance que le tueur. La part burlesque, peu présente dans la version cinématographique, est ici prégnante.

Le réalisateur fait, à nouveau, appel à Jean-Paul Rouve et Guillaume Gouix, qui reprennent leurs rôles et leur tandem. Ils sont tous les deux excellents,

A voir sur Arte.tv

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La journaliste Mademoiselle Pove et son cameraman Gus suivent la campagne de Pierre-Henri Mercier le candidat à l'élection présidentielle du parti ultra-libéral. Ils découvrent que celui-ci veut une fois élu appliquer un tout autre programme que celui que ses puissants soutien financier attendent de lui.

Autant le dire tout de suite, on a connu Albert Dupontel bien plus et bien mieux inspiré. Ici, l'idée de départ de la duplicité du candidat était séduisante et offrait de nombreuses pistes de traitement, plus ou moins militant, sur la politique et les médias. Mais ce n'est finalement pas le sujet qui semble intéresser Dupontel. Il nous plonge dans des histoires de famille alambiquées alourdissant son récit qui perd cohérence et lisibilité et s'échoue dans un sentimentalisme gnangnan. Le scénario déçoit donc.

Esthétiquement, Albert Dupontel semble s'être emparé de toutes les technologies qui s'offrent à un réalisateur, multipliant les effets spéciaux rarement heureux, virevoltant à la Lelouch autour de ses comédiens. Des choix que l'on jugera au mieux curieux mais plus souvent moches.

Au milieu de tout cela, trois comédiens, Albert Dupontel, très bien, mais surtout Cécile de France et François Marié qui bénéficient des meilleurs rôles et réparties. Leur duo est hilarant. Le film est sauvé du ratage total par leur partition et leur excellente interprétation.

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Vers 1900, à Soho, mendiants, truands, prostituées et policiers jouent au chat et à la souris, s'exploitent et se trahissent.

Thomas Ostermeier revient à la Comédie- Française avec cette mise en scène du célèbre  (que l'on pourra aussi juger surestimé) opéra-cabaret écrit et composé par Berthold Brecht, Emmanuelle Hauptmann et Kurt Weill. L'oeuvre bénéficie d'une nouvelle traduction d'Alexandre Plateau, que les connaisseurs saluent pour son efficacité et d'une orchestration revisitée par Maxime Pascal.

Sur scène, une partie du nec plus ultra de la troupe de la Comédie Française, Christian Hecq, Véronique Vella, Stéphane Varupenne, Elsa Lepoivre (dans un petit rôle), accompagnés par la relève Birane Ba, Marie Oppert et Claina Clavaron. Dans la fosse, Maxime Pascal et une dizaine de musiciens de l'orchestre Le Balcon.

La scène quasi nue, grande ouverte, accueille une passerelle-escaliers et 3 écrans, rectangle, carré et triangle, sur lesquels sont projetées des images anciennes où les gris, noirs et rouges dominent rappelant sans doute l'époque de création de la pièce (1928).

Si l'histoire dont aucun des personnages n'est sauvable, demeure peu passionnante, les dialogues souvent piquants et drôles sont particulièrement bien servis par la qualité des interprétes qui s'en donnent à coeur joie, avec en tête le trio Christian Hecq, Véronique Vella et Stéphane Varupenne survoltés. A cela s'ajoute les qualités vocales de Claina Caron et Marie Oppert. Et si on note quelques longueurs, dont une scène de mariage avec entartrages interminable, l'ennui ne se fait pas sentir pendant les 2h30 de représentation. L'imparable charme de la troupe de la Comédie Française opère cette fois encore.

A voir sur Arte.tv la captation d'une des premières représentations au Festival d'Aix en Provence avec Benjamin Lavernhe dans le rôle du chef de la police.

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Le 5 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty illustre un cours sur la liberté d'expression avec deux caricatures du prophète Mahomet. Le père d'une élève absente du cours raconte sur Facebook que le professeur à montrer une photo d'un homme nu en disant qu'il est le prophète des musulmans. Le 16 octobre, Samuel Paty est assassiné décapité.

1 an plus tard, d'octobre 2021 à juillet 2022, le documentaire revient dans le collège écouter les professeurs, dont celui qui a succédé à Samuel Paty. Ils expriment la difficulté d'enseigner comme avant et de parler de ce qui s'est passé, de la peur, du lien de confiance qui s'est brisé avec les élèves ou au contraire du lien indéfectible qui s'est lié avec leurs élèves de la troisième 1. Quand les élèves sont interrogés les silences sont lourds. Quand ils parlent, ils évoquent le traumatisme de voir leur collège envahi par la police et la presse, leur choc de voir leurs autres professeurs s'effondrer. Mais très peu de Monsieur Paty.

Le documentaire semble indiquer l'absence d'accompagnement extérieur, institutionnel, des professeurs et des élèves. Travail qui est laissé aux professeurs et à l'association des victimes du terrorisme qui fait le travail en intervenant auprès des élèves et des professeurs. . 

A voir en replay sur France.tv

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Dans les années 70, Peter von Kant, réalisateur à succès, s'entiche d'Amir et lui propose d'être acteur. Carl, son secrétaire particulier, les observe.

François Ozon adapte en version masculine le film et la pièce Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder. La tonalité des interprétations surprend. Ça joue un peu faux, en tout cas pas juste. Même Isabelle Adjani surjoue. C'est sans doute volontaire mais c'est assez peu séduisant. D'autant plus que le scénario ne passionne pas. Les dialogues sont également d'une grande pauvreté. Seul Denis Menochet parvient à maintenir sa qualité de jeu, il est même excellent en drama queen.

Un Ozon en mauvaise forme.

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