Il y a 20 ans, Marie Trintignant mourait sous les coups d'un homme, son compagnon. La mort violente de cette grande et attachante comédienne a été une étape importante, avant #metoo, dans la prise de conscience des violences faites aux femmes. 

Ce statut de victime a un peu effacé dans les mémoires l'ampleur de son talent. Marie Trintignant était une très grande comédienne dont on s'imaginait avec gourmandise l'ampleur que ce talent allait prendre avec les années. Elle excellait au théâtre, terrain de jeu qui avait sa préférence. Mais c'est au cinéma que le public l'avait surtout vue dans des films dramatiques ou intello (chez Claude Chabrol, Alain Corneau, Nadine Trintignant, Michel Deville, Jacques Doillon...) et dans des rôles déjantés (chez Pierre Salvadori, Didier Le Pêcheur, Bernie Bonvoisin, Samuel Benchetrit...). L' intelligence et la sincérité de son jeu, son sourire lumineux, son regard étrange et sa voix grave demeurent inoubliables.

A l'occasion de ce triste anniversaire, France.tv présente le documentaire Marie Trintignant, le choix du jeu  réalisé par Sandrine Dumarais qui se concentre sur la construction de la comédienne et son goût du jeu à travers ses interviews et les commentaires de réalisateurs et de comédiens dont Jean-Louis Trintignant.

A voir jusqu'au 30 avril 2024.

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Tiago Rodriguez, directeur du festival d'Avignon, invite, pour 4 ans, Gwenael Morin à mettre en scène un classique écrit dans la langue étrangère mise à l'honneur (l'anglais cette année). 

Pour cette première, Gwenael Morin adapte Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, pièce sur le désir, l'illusion, l'imagination et où il est aussi question de théâtre.

Dans le jardin quasi nu de la Maison Jean Vilar, le metteur en scène nous présente comme à son habitude une scénographie sans décors et sans réels costumes. Comme souvent, l'adaptation de Gwenael Morin et le dénuement total dans lequel il place ses comédiens et leurs personnages servent parfaitement le propos. Virginie Colemyn, Barbara Jung, Julian Eggerickx et Grégoire Monsaingeon, comédiens fétiches et fidèles, sont magnifiques. Accompagnés par deux comédiens amateurs Avignonnais, ils interprètent les près de 20 personnages. La qualité de leur interprétation, l'énergie qu'ils déploient et leur capacité à faire entendre le texte comme rarement impressionnent.

La pièce a été diffusée sur France 4 et est visible en Replay sur France.tv jusqu'au 30 janvier 2024. Si la réalisation n'est pas optimale, elle offre la possibilité à tous de découvrir le génie de Gwenael Morin et de ses quatre magnifiques comédiens.

*Photo : @Christophe Raynaud de Lage

Lire les posts sur les pièces de Gwenael Morin : LesjustesTartuffeIntrospectionWoyzeckAntigoneBerenice

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En 1943, Robert Oppenheimer, physicien nucléaire juif américain, est nommé Directeur scientifique du programme militaire Manhattan qui a pour objectif d'équiper les États-Unis de la bombe atomique avant l'Allemagne Nazie

Théoricien génial malhabile en labo, sympathisant communiste et citoyen américain fidèle, créateur de la bombe A pour contrer le nazisme et militant pour la neutralisation de cette arme par diffusion des connaissances nucléaires à tous les pays, fier de la notoriété acquise par la bombe atomique mais poursuivi par la culpabilité, scientifique obnubilé par ses recherches et queutard invétéré, ami fidèle finalement trahi... Oppenheimer conte l'incroyable vie de cet étrange physicien nucléaire bourré de contradictions et dont les travaux changèrent la face du monde. Christopher Nolan dessine le portrait d'Oppenheimer dans un montage mêlant trois époques - formation aux États-Unis et en Europe, mise au point de la bombe atomique à Los Alamos, faux procès en destitution en 1954 - chaque scène ouvrant question ou donnant réponse à plusieurs années d'intervalles. Le récit d'une grande densité et les personnages clés multiples, nécessitent une attention soutenue pendant les trois heures que dure le film. Pourtant, grâce au montage et aux ellipses que proposent Nolan, les personnalités et les enjeux se découvrent et les questions existentielles s'imposent aux spectateurs.

Sur la forme, le film présente une mise en scène classique efficace rehaussée d'illustrations nous invitant dans les pensées et les visions d'Oppenheimer. La photographie, sans esbrouffe, éclaire au plus près les visages. Si les illustrations sonores s'avèrent parfois assourdissantes, elles touchent souvent justes. Cillian Murphy est impressionnant d'ambiguïté dans le rôle titre. A ses côtés, Emily Blunt, Matt Damon, Robert Downey Junior... sont excellents.

Le film est inspiré de la biographie American Prometheus: The Triumph and Tragedy of J. Robert Oppenheimer écrite par Kai Bird et Martin J. Sherwin.

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Felice, qui vit au Caire, revient à Naples après 40 ans d'absence. Il retrouve sa mère âgée, les rues de son enfance, quelques connaissances et cherche à revoir son ami d'adolescence.

Si le héros de cette histoire et les raisons de son retour intriguent durant la première demi-heure, petit à petit l'absence d'événements laisse toute la place à l'ennuie. On peine à comprendre son extrême naïveté et son entêtement. Cerise sur le gâteau la fin est terriblement prévisible.

Sur la forme le film n'est pas désagréable mais  n'est pas non plus particulièrement remarquable. Et la musique qui surligne le danger ou le suspens est d'une grande lourdeur. Le comédien Pierfrancesco Favino est en revanche très bien. A voir en VO.

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Inès Leraud enquête sur l'impact sanitaire des algues vertes qui envahissent certaines plages de Bretagne. Son enquête provoque l'hostilité d'une partie de la population, de la FNSEA, de l'industrie agroalimentaire et des politiques.

Le film est inspiré de la bande dessinée qu'Inès Leraud a tirée de son enquête. Si le sujet des algues vertes, scandale sanitaire sous omerta, est très intéressant, l'intérêt du format cinéma, tel que proposé par Pierre Jolivet, interroge. Le film très didactique manque de lyrisme, de tension, d'intensité, tant dans le récit que dans sa mise en scène assez pépère elle aussi. Avec si peu d'ambition créative, un documentaire aurait été plus intéressant. Céline Salette et Nina Meurisse, toutes deux parfaites, méritaient d'évoluer dans une oeuvre plus ambitieuse.

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